Le chalet de Pero-Ximo

C'est la place où on mange des mouches noires avec du ketchup sauvage. Mais ça serait pas drôle si les mouches devenaient géantes et qu'elles voudraient manger parce qu'il faudrait se cacher des mouches et vivre en cachette

19 janvier 2007

Marie d'Abitibi

Le samedi en Abitibi, elle ne sort pas.   Elle sort juste le samedi, mais elle sort pas le samedi en Abitibi, mais c'est pas l'Abitibi qui l'empêche, parce qu'elle pourrait sortir d'autres jours en Abitibi, mais, elle, elle sort juste le samedi.  Marie d'Abitibi.   Elle, c'est Marie d'Abiti, avec son grand menton et son bonnet rose. C'est parce qu'elle le craint. Pas son bonnet rose, pas son grand menton, pas le regard des bêtes de l'Abitibi.  Le camion à ordures.  Qui sort le samedi. C'est lui qu'elle craint, parce qu'avec sa grande bouche, il pourrait bien manger Marie d'Abitibi.  Ça fait des mois qu'elle le regarde aller, et il a de l'appétit, le camion à ordure avec sa grande bouche.  C'est parce qu'il a faim, se dit Marie d'Abitibi.  Mais elle ne sort pas.  C'est son chien qui pelle la neige, qui rentre le courrier et qui va acheter du lait au dépanneur.  Mais Marie d'Abitibi a peur que son chien soit mangé par le camion à ordure, alors elle lui attache les pattes pour qu'il reste en dedans.  Ab et Abi, les chefs de l'Abitibi voient ça et ça les attristent, parce que dans le fond, le chien avait un coeur pur et un regard franc quand il achetait du lait au dépanneur, alors que même Marie d'Abitibi lui donnait de l'argent pour acheter du lait au dépanneur.  Parce qu'elle ne sort pas.  Parce qu'elle, elle sort juste les samedis, et le samedi, il y a toujours le danger d'être mangée par la grande bouche du camion à ordures.  Pour solutionner le problème, il est allé chez le dentiste pour avoir ses dents limées et polies et avec un air gentil, alors Marie d'Abitibi voit qu'il n'est pas méchant et qu'il ne mange que des détritus qui aiment être mangés et que c'est pas dangereux.  Le camion à ordures.

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27 septembre 2006

Les bêtes puantes

Il n'y a  pas plus voleur qu'une bête puante.  Hier encore, les bêtes puantes volaient le courrier du voisin.  Elles sont comme ça, les bêtes puantes.  Elles volent les choses qu'elles voient mais pas les choses qu'elles ne voient pas.  Mais elles volent aussi les odeurs mais les odeurs ça se voit pas mais les bêtes puantes elles voient les odeurs.  Tout ça parce qu'elles ont des yeux dans leurs nez.  Alors elles volent les odeurs.   Les bêtes puantes, elles ont pas de goût.  Leur jugement est faible quand il s'agit de reconnaître une bonne odeur.  Elles volent toutes les odeurs.  Même l'odeur de la poubelle de l'oncle Fernand qui met des déchets dans sa poubelle.  Même cette odeur là. elles les volent.  Les bêtes puantes.  Alors, forcément, elles accumulent les odeurs et ça sent le pas bon.  Alors les bêtes puantes sentent la puanteur et tout à coup elles empestent.  Ça, ça veut dire qu'il faudrait jeter des parfums rares et délicats dans nos poubelles et laisser traîner des gerbes de fleurs pour que les bêtes puantes volent ces odeurs-là et que la puanteur soient équilibrée par l'anti-puanteur Mais c'est juste un conseil.  Personne est obligé de se laisser voler par les bêtes puantes.  On fait comme on veut.  On est pas obligé de se faire voler nos beaux parfums et nos huiles parfumées.

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18 avril 2006

Hugo tond la pelouse

Hugo à la ferme tond la pelouse avec une tondeuse avec des lames avec des bords tranchants avec un air dangereux et coupant. À la ferme. Ou il y a une pelouse. Qui pousse. Mais Hugo veut pas. Qu'elle pousse. La pelouse. Alors Hugo la pousse. Pas la pelouse, la tondeuse. À la ferme. Pour couper la pelouse. Il pousse la tondeuse sur des milles et des milles en faisant des cercles concentriques sur la pelouse à la ferme où il y a Hugo qui pousse une tondeuse avec des lames avec des bords tranchants avec un air dangereux et coupant. À la ferme. Ou il y a une pelouse. Qui pousse. Mais Hugo veut pas. Qu'elle pousse. La pelouse. Alors Hugo la pousse. Pas la pelouse, la tondeuse. À la ferme. Pour couper la pelouse.Il la pousse encore. Mais soudain il percute de plein fouet le visage d'un sac à ordures. Sur la pelouse. Ce n'était pas sa place, au sac à ordure. C'est la place de la pelouse. C'est la place de la tondeuse. Mais Hugo n'a pas le temps de chercher les coupables. Les mouches sortent en tourbillon à la queue-leu-leu du sac percuté. Par la tondeuse. Des mouches. Sales. Noires. Avec des yeux sales. Avec des ailes sales. Avec des cheveux noirs. Hugo crie. Il a pris peur. Il crie. Mais il n'aime pas s'entendre crier. C'est laid. Les mouches. Pas le cri. Mais le cri n'est pas très beau. c'est pas un cri poétique comme le cri du loup seul qui crie parce qu'il est seul et qu'il veut crier. Les mouches trouvent ça, elles aussi. Que c'est pas poétique. Hugo crie. Les mouches connaissent pas ça, la poésie. Hugo crie. Mais elles l'ont su tout de suite. Hugo crie. Que c'était pas un cri poétique. Hugo crie. Il entend pas maman poule lui dire :"Ferme ta bouche, tu vas attraper des mouches" Alors c'est trop tard. Les mouches vont dans sa bouche. Hugo crie. Les mouches continuent à entrer. Mais le cri devient laid. Les mouches entendent ça. Hugo crie laidement. Elles s'en vont. Parce que c'est devenu laid.Hugo est soulagé. Il ne crie plus. Il entend rire. C'est les enfants espiègles. Qui rient. Pas qui entendent rire. C'est Hugo qui entend rire. Mais les enfants espiègles, il pourraient s'entendre rire s'ils n'étaient pas sourds. Ils rient parce que c'est eux qui avaient mis les ordures sur la pelouse. Hugo dit:"Et moi qui me suis énervé pour une espièglerie d'enfants espiègles sourds! Hahahahah!" Hugo appelle les chiens de la ferme. Les chiens mangent les ordures et tout rentre dans l'ordre.

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